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Par PascalH. Une biographie. COPYRIGHTS2009©COMBASTET&ASSOCIÉS, 75009 Paris. ********************************************************************* ÂMES SENSIBLES DE MOINS DE 18 ANS OU PLUS; !! ATTENTION!! DE NOMBREUX CHAPITRES SONT DÉCONSEILLÉS AUX LECTEURS NON AVERTIS. ********************************************************************* Le titrage des chapitres se trouve en cliquant sur la numérotation, en bas de page des rubriques.
VOTRE TOUTE PREMIÈRE APPROCHE À LYON, FRANCE.
Excuses; Chers lecteurs, le site est actuellement en correction avant publication, Printemps 2010. Je partis de ce huitième arrondissement que je détestais pour en détester la classe ouvrière tout entière. Elle m'avait fait trop souffrir à montrer du doigt ma voix de tantouze et ma démarche de gonzesse sur ce physique arabisant de macho du haut de mes cent quatre-vingt-quinze centimètres, ignorante du reste. Et sa notion de travail pour gagner sa vie m'avait depuis tout gamin trop écoeurée. Comme m'avait écoeuré le goût du saucisson et des petits pinards pas chers qu'elle trouvait toujours bons. Je préférai traînasser à faire les cent pas d'une pute sur les quais du Rhône autour de ses pissotières de cocagne en m'y attardant, avant que de conquérir Hollywood. Et il n'était pas question de crapahuter sa colline pour y atteindre tout en haut son micro comme une pouffiasse béatifiée empilant le long de ses sinueux chemins les innombrables contrats de chez Capitol Records qui allaient lui déployer les tapis rouges, ni de l'escalader pour simplement changer heureuse, de supermarché en faisant dégorger des queues de beaux mâles californiens tel une nouvelle salariée qui vient d'être augmentée. Il n'était surtout pas question non plus de juste survivre aux rêves de l'artiste midinette ni à ceux de la putain pour vulgairement honorer les traites des limousines autour de la piscine de la maison de Bel Air que les domestiques allaient entretenir. Il était question de Vivre chaque émotion et chaque fantaisie à leur paroxysme que les prolétaires de la rue St Fulbert ne m'avaient de leur incompétence jamais permis d'accomplir ni encore moins de concevoir. Elles étaient chez moi nées immenses. Une disposition naturelle. Et j'allais tout faire pour radicalement les suivre ad libitum et enfin leur plaire. Déjà plus de 150000 lec teurs !
Rédigé par PascalH | LES FLAMBOYANTES 40 ANNÉES D'UNE STAR RATÉE. 1. | | +
Le 11/03/2009 à 18:03
PRÉFACE.
Trente ans plus tard après notre dernier au revoir, je rencontrai les cheveux vieillis et l'oeil moins vif mon premier grand amour. Enfin, la première vraie grosse bite maîtresse de mon éducation. Une circoncise. Celle qui m'avait de ma condition de salope et de femelle tout appris de ses couilles pleines et de son compte en banque bien garni à pleinement la vivre de luxe. C'était en France l'été, dans ses beaux paysages de Bourgogne où nous passâmes quatre nuits dans un splendide château du 18ème siècle devant son parc et son lac à se raconter nos vies. L'amour n'était plus au rendez-vous. Les longs repas d'une cuisine raffinée autour d'une table le remplacèrent. Seuls le manoir du Dorset et la maison de Kensington m'attiraient encore entre les bons plats par leurs dix millions de Livres sterling qu'ils représentaient agitants à mon esprit les envies effectives de les dépenser. Ruminant de bonnes grâces les saints reliquats de ses tabernacles demeurés en Suisse. Il me dit tout à coup entre l'un d'eux, que mes grands rêves d'artiste qui ne s'étaient jamais réalisés s'étaient transformés en un nouveau personnage traînant avec lui désormais une forme d'art. 'An art form' dit-il dans sa langue natale. Cette remarque me surprit, et bien au-delà, me fit mal. Elle arrêta net mes divagations sur sa fortune que j'avais initialement présumée pouvoir de mes charmes reconquérir, et mon appétit. Elle me vexa. M'inventais-je un personnage que j'eusse voulu être? Non. Je n'inventais pas. Je n'inventais rien. Ni mes phrases, ni mes mots, ni mon style. Mon histoire était la mienne. Son parcours le mien. Elle n'était que le résultat d'expériences diverses et riches, lourdes et légères, pauvres et minables. Une mosaïque de contrastes. Celle d'un homme proche de la soixantaine quelque part entre la guerre, le halo des projecteurs, la prison et les millions et qui essayait de vivre de façon sereine le moins malheureux possible de n'avoir pu les concrétiser, ces grands rêves d'artiste. J'étais incompris. Et je pensai alors que sans doute tout au long de ces années je l'avais été. Il ne savait me situer. Vous me le direz vous, si à travers les lignes qui suivent vous comprenez. Mais qu'y avait-il à comprendre au fond? Mon histoire n'en était pas une paisible. En revanche elle était honnête et je ne la cachais point. Il n'y avait de mes odyssées aucun ombrage. Je me levai doucement de la table dans mon plus beau costume, la peau bronzée, sûr de moi, l'allure débonnaire, et de la terrasse du restaurant dominant le lac, mon fume-cigarette à la main, je me mis à interpréter d'une voix non forcée le texte d'une chanson de Sinatra qui résuma sur le moment ma pensée à son affirmation. L'assemblée entière avec surprise se mit à m'écouter, puis fut ravie d'un peu de distraction. Je voulus qu'il comprît. Qu'il comprît ma vie et ses arcs-en-ciel que je n'avais pu trouver au fond d'un verre, comme le disait le texte qui suit. Mais pouvait-il la comprendre cette vie-là de la sienne linéaire depuis trente ans sans orages, sans virages, sans montagnes à escalader ni pentes à dévaler? L'aurait-il réussi cet examen à l'école de la vie pour en obtenir cette forme d'art dont il me parlait et qui lui eût été propre pour seul et unique diplôme? Et vous, cet examen? L'auriez-vous réussi? Lorsque je chantais au Bal Du Moulin Rouge et avais rencontré Shirley Mc Laine durant une semaine de tournage au Lido de Paris, elle m'avait dit un jour quand nous prenions un sandwich durant une pause assis par terre, je la cite; '' Ce n'est pas où tu commences qui compte, c'est là où tu finis.'' C'était le titre d'une des chansons du spectacle. Puis elle avait ajouté les mots qui suivaient; '' C'est pas comment tu y vas qui compte, c'est là où tu atterris''. Je n'avais atterri nulle part. Je n'étais que ce que j'étais trente ans plus tard et surtout était le même. Aux autres d'y ajouter les adjectifs de ma vie à se complaire de les interpréter. Je m'étais cependant bien envolé. Loin et haut. Là où tous mes rêves m'avaient guidé, puis emmené et enlevé. Ils avaient été le moteur de chaque voyage et m'avait fait parcourir la planète plusieurs fois dans tous les sens pour atterrir en leur coeur. Et j'y avais cru à chaque fois. De chaque départ et arrivée, l'élan avait été intact et passionné. Vif et effréné. Je n'avais pas su les garder mathématiquement affines, rien de plus. Mais ils étaient toujours là, mes rêves étaient mon existence. Je n'avais abouti qu'à être solide après toutes ces aventures que vous allez lire. Au sommet de la gloire, l'artiste, lui, n'avait pu y parvenir. J'en avais connu d'autres, plus physiques, vous les lirez aussi. Cette forme d'art qu'il voulut m'attribuer comme à une midinette jouant de son histoire pour séduire m'empara de rage. Une envie subite de jouir, de hurler à la mort, de vous écrire et de tout dire. Car je pouvais de mon immense expérience lui enseigner le monde. Prétentieux de l'écrire, je le sais. Pourtant je le connaissais bien le monde. Je l'avais absorbé des autres et des continents . Il était rentré dans mes veines, dans mon cul et dans mes neurones. Il était rentré dans tout. Je l'avais bu. Je l'avais bouffé. Je l'avais chié. Il m'avait fait bander et réfléchir et pleurer. Mon savoir déréglait trop son égo bien établi. Il ne déréglera pas le vôtre. Tout au plus il bousculera un peu vos valeurs et vos codes. Il en advint de préserver radicalement mon existence pour la conserver des forces positives qui lui restaient. Une existence palpable et bien réelle dont les mots qui sortaient de ma bouche en exprimaient une réalité d'ensemble qu'il ne comprenait pas. C'est là où j'avais abouti. Connaissant de cette réalité le pourquoi et le comment. Atteindre ses rêves aux sommets des montagnes pour en redescendre quasi aussitôt n'avait pas été chose facile. Mais ne m'avait nullement abîmé. Au contraire. Les redescendre avait affermi toutes mes sensibilités. Elles m'avaient grandi. Toutefois, elles déstabilisaient les vérités d'une vie établie basique, ni vraiment pensée ni choisie, ni voulue. On pouvait rêver sa vie, moi je vivais mes rêves et c'était déjà fait. Ils attestaient la principale de mes différences que si peu pouvaient comprendre voire accepter dès lors qu'ils en attendaient des résultats concrets à l'image de leur vie. Ils ne pouvaient calquer la leur sur la mienne. Je dérangeais. Trente ans plus tôt, mes actions et pensées n'étaient que la corrélation de ma jeunesse. Trente ans plus tard, les mêmes actions et pensées devenaient immatures et has been. Je n'avais pas 'réussi'. Je n'avais pas atterri. Je n'avais pas atterri comme ils auraient réussi eux, comme il aurait atterri lui. Mais au fond des choses, à quoi adhérait le friable bornage de cette piste d'aéroport qui nous empêchait de nous poser ensemble? À ce que j'avais ou qui j'étais? Car j'avais bien été le même Pascal H. tout au long du chemin. Assurément le même. Il me fallait trouver le dérivatif qui m'inclût parmi 'eux' pour tout simplement, -être. Une sorte de survie pour ne pas être isolé et m'adapter à la leur vie qu'ils considéraient être tout court l'unique vérité. Car des nuits de la Cabiria à celles de la Dolce Vita, les caméras de mon imaginaire avaient exploré de leur objectif chaque angle de chaque jour et de chaque nuit durant quatre décennies. Corps, et âme. Je n'avais pas arrêté d'exulter les deux jusqu'à ce jour. Et cela avait creusé un abîme entre les autres et moi. Une antinomie qui me mettait en danger tout simplement pour continuer ma route inchangée et ne pas me perdre ni me rendre. Ils eurent aimé que je m'avouasse vaincu mais je n'avais rien eu à conquérir. J'avais vécu mes rêves et les vivais encore. C'était pourtant simple, non? Peut-être était-ce précisément là dans ces eaux profondes où la frontière ne pouvait plus être franchie pour être comprise, encore moins abolie. Lui, eux, ne connaissaient de ces prises de vue et de leurs angles qu'un seul et le leur. Les miens trop larges les déstabilisaient trop. Mon monde lui était trop insolite pour qu'il l'eût compris et l'effrayait, lui et les autres. Et je vais vous le raconter mon monde. Sans fards et sans leurres. A cru et à vif. Et vous allez le comprendre sans en être trop effrayé, je le souhaiterais. Certains le seront… déstabilisés. Voire choqués. Comme il le fut lui, comme le seront toujours d'autres à recevoir directement de face ce qui n'est pas dans l'ordre ordinaire des choses. Je n'ai cherché que l'Absolu à son paroxysme. Corps, et âme. L'un est-il séparé de l'autre? Je ne suis pas une forme d'art, et ce voyage dans l'Absolu, au fond de mon âme comme au fond de mes entrailles, vous allez le découvrir. Entrer dans la réalité de mes rêves ou vite en fuir. *** ' I never found a rainbow Never saw a pot of gold I lost a dice in Vegas Every single time that I rowed I stamped my daydreams canceled And the Winter's getting cold. I've known a lot of ladies But there is something that I lack Each time there is a break up I'm the one to hold the sack Would someone turn the trick to end my despair I just can't fool this head that thinks for me And I mortgaged all my castles in the air. Now in the school of Life Where I was lucky just to pass, Now I'm chasing rainbows With the loosers of the class But Pal, you don't find rainbows In the bottom of a glass.' 'Everything happens to me', Francis Albert Sinatra. Recorded April 8th, 1981, Hollywood. ***
Rédigé par PascalH | LES FLAMBOYANTES 40 ANNÉES D'UNE STAR RATÉE. 2. | | +
Le 11/03/2009 à 18:05
BERLIN 2009.
J'avais déjà oublié dès mon arrivée le nom de ce beau petit jeune homme de l'été dernier rencontré sur ma plage d'Israël et qui avait su par ses sarcasmes et mensonges bien égarer tout de mes esprits. Berlin m'avait remis debout. Mes amis de trente ans aussi. Toujours là et intacts. Inchangés. Ils m'avaient repris dans leurs bras comme si nous nous étions quitté la vieille, vingt-deux ans après mon retour. J'avais retrouvé mes trente ans et conquis de nouveaux amours. Beaux, jeunes et vrais, sans leurres, berlinois et prussiens de souche. Eux savaient boire le champagne dans de belles coupes en cristal autant qu'ils savaient manger des saucisses frites avec les mains en buvant du mousseux et m'emmener en des lieux où je pouvais hurler l'exultation de mes plaisirs physiques recevant ainsi avec amour leurs coups de queue encore plus forts et plus profonds avec l'assurance d'une hardiesse singulière de leurs grands yeux bleus de teuton. J'avais une fois de plus trois décades plus tard vite changé de vêtements. Laissé Vuitton et Gucci au placard pour me vêtir aux puces de Prenzlauer Berg de vestes d'occasion, d'un manteau de lapin, d'un vieux jean troué, d'un sac en bandoulière en plastique et de bottines militaires que le vieux pull gris fabriqué en DDR il y avait vingt-cinq ans rendait de l'ensemble la perfection de cette époque que j'avais si bien connue. Et fait je redevenais alternatif à l'image du mot allemand de la ville qui m'ouvrait à nouveau son coeur et son âme avec brio et qui me considéra aussitôt comme une gloire locale à la Hello Dolly de retour. Une Dolly Levi arrivant toute fraîche d'Israël, inaltérée et qui pouvait marcher en son sein avec des souliers troués. Nous nous étions Berlin et moi jamais quittés. L'amour était bien présent. Et réel. Il avait toujours été. Jean-Luc se rappelait du tournage du film quand grande tantouze déclarée, homosexuel notoire et folle dingue de cabaret, travelote prococatrice de première, chanteur de piano-bar et acteur, les gestes évidemment trop féminins et les invectives brutalement masculines ou trop cocotte, Harmut, le metteur en scène, m'avait dit à l'oreille de ne pas oublier que j'interprétais le rôle d'un homme viril marié bien établi et de qualité tandis que les techniciens eux, souriant à ce rôle de composition qu'il m'avait attribué pensaient que je n'arriverais jamais à le jouer. Il se rappelait aussi que sans le sou, un jour en en recevant, ma première action immédiate de lui donner des billets afin qu'il aille chercher les bulles de la Veuve Cliquot pour continuer à vivre avec opulence. Il trouvait ça grandiose et c'était son mot. Nous en rîmes toute la nuit encore et encore après douze bouteilles de mousseux et quelques tranches de jambon en compagnie de Ulrike et de Gus venu de Lisbonne pour écouter nos histoires. Jochen lui, sans ses beaux cheveux blonds et la voix cassée de vingt-six ans de nuits berlinoises à notre First Club de Wilmersdorf devenu depuis une institution, enrubanné de belles dentelles toujours chères et dont il se complaisait avec un humour juif de Beverly Hills à en donner le prix, sa cigarette au bec de ses lèvres depuis liftées versant sans cesse le Champagne rosé, n'avait rien oublié de mes aventures d'il y avait longtemps. Il racontait à son personnel que j'avais sucé le beau Costas sur le bar, puis les autres grecs à la chaîne sur la piste de danse devant les regards des membres du club dont certains après m'avaient enculé dans les chiottes. Il se rappelait aussi de moi habillé en nonne à montrer mes parfaites cuisses recouvertes de bas filet, et mon cul en relevant ma robe noire de salope dévote qui bénissait les clients en leur ouvrant la bouche de pains en croix meringués qu'ils devaient suçoter comme une hostie, mais uniquement à fond de gorge et une main sur ma petite culotte de soie. Il leur raconta aussi cette nuit de réveillon de la St Sylvestre quand j'avais mis trente mille marks sur le sol en pièces de 1 mark et billets de vingt pour qu'ils se vautrassent dans l'argent et en missent un peu dans leurs poches. Une autre nuit encore quand nous avions jeté les billets de la caisse au plafond et cassé les verres et assiettes contre les murs se libérant de toute possession capitaliste pour danser après dessus sur les musiques de Diana Ross, nos têtes enivrées de whiskies et de champagnes refusant toute convention. Une autre quand des transsexuels la bite à peine recousue arrivèrent nus au club enfermés dans des cercueils portés par des corbeaux qui les enculèrent pour les yeux du public une fois la boite ouverte et le cul en l'air, agrippés aux poignets de la bière en sapin. Et puis les soirs quand je chantai une cigarette à la main assis sur le haut tabouret à côté du piano devant Eartha Kitt, Catatina Valente, Liza Minelli, Robert De Niro, Michael Douglas et d'autres stars de passage qu'il énuméra toutes. Et il savait en le racontant que j'y chantais alors avec l'espérance de vivre un jour avec elles, chez moi à Hollywood. Ma réputation était aussitôt refaite, reconstruite, indestructible. Petra elle délaissa les clients mondains de son restaurant fumant de gros cigares de Havane pour plus tard dire à ceux qui attendaient à l'entrée une table de libre que nous nous connaissions depuis trente ans quand nous étions 'Jung und frish', jeunes et frais et invincibles. J'étais à Berlin celui que j'avais toujours été. Sans doute n'étais-je que ça, et rien d'autre. Une rare distraction nocturne d'un style singulier qui faisait rire et sourire les foules. Un numéro pour les uns, un quelque fou pour les autres. J'en oubliai totalement mes rêves d'artiste d'antan pour ne vivre avec assentiment et abnégation que l'artiste raté que j'étais, que je fus, que j'étais devenu, que je suis et sans doute avait toujours été. Et quel bonheur de l'être. Quel bonheur de l'être quand Berlin tout entière m'homologuait comme Pascal. Tout simplement Pascal sans autre connotation de ce qui est ou eût pu avoir été en un autre temps, en un autre espace. Seule ma présence à Berlin suffisait à réunir ces deux composantes en une constance de vie. Je pouvais marcher en son sein avec des souliers troués.
Rédigé par PascalH | LES FLAMBOYANTES 40 ANNÉES D'UNE STAR RATÉE. 3. | | +
Le 11/03/2009 à 18:35
BUENOS AIRES, ARGENTINE.
Il m'emmena déjeuner à l'Alvear Palace et au Four Seasons les deux après-midis qui suivirent. Ses dollars n'avaient pas le goût de ceux invincibles et vainqueurs de Liroy, mais ils comblaient celui d'une femme du monde de qualité que son éducation impliquait de traiter avec grâce et considération et dont j'appréciai de ces égards les effets. Je fis abstraction de sa pitoyable lascivité pour m'abandonner à la récréation d'une grande dame. Le luxe des restaurants et dîners en ville, la foule de Corrientes, un voyage en Pentagonie, conduire un vieux Riva d'acajou sur le lac Nahuel Napi, un aller à Ushuaia pour y saluer les baleines après avoir survolé de son avion la Tierra del Fuego, l'architecture coloniale de Cordoba et celle début de siècle de Rosario me divertissaient des pauvres attributs du bas de se ceinture mal renflée. Mais jamais très longtemps. Je découvrais du grand monde son raffinement et ses pouvoirs et devenais amoureuse par défaut de son compte en banque en ouvrant de mes talents de glouton en stand by, la bouche peu béante à chaque nouvelle découverte de paysages et durant le voyage pour aller de l'avant et tenir le coup. Je n'arrêtais pas de l'ouvrir à sa demande quand bien même l'effort à fournir était mince pour engorger cette maigre tétine. Elle allumait l'unique moteur de la condition sine qua non à découvrir d'autres panoramas plus loin dans de ce voyage qu'aucune autre érection tangible ne complétait le reste de l'ensemble. Mais l'effort était grand. Je devenais sa délicieuse poupée gonflable à chaque fois que la petite bite de ce petit monsieur voulait s'émerveiller. Elle me dégoûtait. Elle me révulsait cette petite taupe. Me diminuait de ces solennels décors et m'ajournait en flash back à l'apathie d'une maisonnée lyonnaise que j'avais depuis longtemps quittée pour seoir au gratin. Si c'était lui le gratin, je m'étais bien gourée. Trop aveuglée par les spot lights du Moulin Rouge où il m'avait rencontré et les lumières du Ritz où il m'avait comme un petit lapin devant la place Vendôme si frugalement baisée. Il n'était que banquier et c'était sa banque des Bahamas qui m'avait attirée. J'avais voulu jouer pour une première sous des projecteurs australs la belle histoire de mes rêves de la danseuse et de son prince. Ainsi je me cramponnai au hochet de mes visions initiales pour tenir la route. D'avantage encore quand sous le ciel étoilé de ces nuits argentines, il enlevait son dentier. J'étais dans un beau pays à dégueuler sa peinture. Heureusement que j'avais rencontré Fellini. Il m'avait appris dans son salon de la Via Margutta à laisser voler mes rêves haut et à les laisser retomber aussitôt dans un cruel réalisme. Je faisais figure ici sur le terrain de ce tout premier grand voyage de grande pute, en remémorant préceptes synthèses et théories de Federico, d'apprentie. De petite écolière. Et cet apprentissage local après celui de Nassau qui m'avait déjà renvoyé droit au mur des nuits de La Cabiria allait définitivement éclairer toute ma vie. L'Argentine avec Hector S., 1980
Rédigé par PascalH | LES FLAMBOYANTES 40 ANNÉES D'UNE STAR RATÉE. 5. | | +
Le 11/03/2009 à 18:36
*****HYMNE À BERLIN*****
Remis en ligne par Arte tv le 29/ 09/ 2009 après censure. Ah! Berlin! Berlin ma poivrote préférée de toutes mes poivrotes. Ma poivrote préférée qui bande encore quand tu n'en peux plus de bander car trop remplie de bière et de vins mousseux, de curry wurst et de brötchen de coins de rues et qui rit encore à boire des snaps quand là tu n'en peux vraiment plus de bander de tout mais en veux encore en rigolant aux éclats de ta grande gueule et de ta voix rauque à clabauder ton impuissance. Berlin, ma grande dame fatiguée, ma Reine prussienne ruinée de trop d'histoire qui t'a salie, tu n'es jamais tombée raide et ne pense qu'à continuer de vivre ta vie de traînée souveraine nymphomane et alcoolique. Je t'aime tant! Tu me vas si bien quand assis sur les bancs en bois de ta Mohrenstrasse où plus d'un nazi a du y asseoir son gros cul en sortant de chez Goebbels j'attends ton UBahn la bouche ouverte puante de cigarettes et de roteuses à l'affût d'un autre teuton bourré à sucer quand il n'a même plus de sperme à gicler. Quand dans ta neige au fin fond de Wansee ton chauffeur de bus me demande si je me fais pisser dessus je rigole comme une grosse tourte. Quand tes choucroutes de Grunewald me font roter, tu me fais jouir. Moi qui comme toi n'en peux plus de jouir. Berlin comme je t'aime! On se ressemble tant toi et moi! Quand en femme élégante je vais prendre du Champagne dans ton KaDeWe et y achète au passage les bons pâtés en croûte de chez Le Nôtre, je vais les bouffer près de tes chiottes de Pankow entre deux goûts de queues d'arabes pour après être ramenée dans ton tram, devenue intellectuelle à frimer dans ton café de ta Stargarterstrasse y prendre des pichets de vin blanc où tu me fais refaire le monde. Oh! Ca ne dure jamais longtemps avec toi ces trucs-là. On a vite besoin de jouir et de reboire pour qu'ça ressorte au plus vite et qu'ça recommence. Ton rythme me colle à la peau. Quand dans tes galeries d'art tes étrangers qui ne connaissent rien de ton âme te trouvent avant-garde et te font rire, tu leur pètes à la gueule de cet art délabré et sans envergure et retournes te saouler pour aller chier ailleurs. Oui! Nous sommes soeurs de sang toi et moi. Quand dans tes maisons bourgeoises de Kopenick tu m'encules agrippée à tes colonnes de marbre au milieu de tes salons dominant Weissensee tout gelé, tu me rends belle et désirée. Quand je rentre dans ton ancien coeur à y chercher ton mur tu n'es qu'un fantôme que l'on cherche sans le trouver là où seule depuis qu'il a été marteau-piqué ta Friedrichstrasse compte comme elle a toujours de ton passé effacé comptée. Soûlarde, tu sais survrivre à tout. Ton vieux Kudam déserté de tes clients traîne languissant son gros fessier jusqu'à Halensee sur ses plaques de glace que tu sais si bien dégeler de tes portes de bars et de tes boites à cul de chaque rue. Ils ont rasé ras la chatte de ton Palast Der Republik et coupé un peu de ton clitoris mais tu beugles toujours à chacun de tes orgasmes. Une petite excision ne te fait pas peur, tu en as tellement vu d'autres! À t'écrire j'ai encore envie de jouir dans tes bras et de te prendre au plus profond. Tu me fais bander à chacune de mes pensées pour toi. Je bande mou. C'est toi qui m'a appris à le devenir sans vergogne. Tu m'as tellement donné. Mais comme toi j'en veux encore de cette jouissance. Toi seule sait boire en en gardant, permanent, l'ivresse. Je viendrai bientôt t'épouser à Viktoria-Luise Platz, et tu m'enculeras encore de Dahlem à Friedrichhain, tu m'enculeras comme tu le pourras de Prenzlauer Berg à Charlottenburg. Je te lécherai le trou du cul à te faire gémir, à en savourer l'odeur de tes entrailles. Je lécherai ta chatte de Treptow à Spandau. Berlin ma soeur je t'ai dans la peau. Avec toi je deviens lesbienne. Tu me saouleras encore à midi dans tes bordels de Kreuzberg accoudée en vieille ivrogne épuisée à tes comptoirs, puis le soir j'irai te retrouver pour me reposer à biberonner chez Adrian dans ta Schaperstrasse devant ton imposant palace de briques rouges où l'on y enseigne les arts de la scène pour ceux qui y croient encore et dont je n'ai plus rien à foutre. Avec toi je ne suis plus actrice. Tu me rends la vie vraie. Et tu me la rends brut comme ton mousseux de Franken. J'irai y écouter Zarah Leander et Hildegard Knef, Nina Hagen et Romy Haag. D'autres soeurs à nous qui connaissent si bien les dédales de tes allées et les labyrinthes de tes poumons. Puis j'irai me coucher en te disant bonjour, une queue entre les jambes dans un de tes parcs sur le chemin du retour ou bien agenouillé à ouvrir une braguette dans ton bar de la Welserstrasse tenue par la Gaby qui ne tient plus debout qu'un verre de Jâgermeisster à la main parlant de son fils de dix-sept ans bien amoché par le foutre et la bière . Tu es l'Amour mon Berlin. Tu donnes, tu donnes et tu ne prends rien. Ni ne demande en échange un quelque code ou autre convention. Même pas de considération, tu t'en fous. Tu respectes et es toujours polie. Tu es dans ta grisaille le quattrocento coloré d'un nouveau baptême. Tes gouttes de bière bénite sont à tout réveil une formidable restauration. Berlin tu le sais je t'aime. Je vais boire à ta santé et me branler à mon tour en pensant à toi. À toi qui n'arrêtes pas d'activer ta manivelle. Et tu sauras me le rendre. Comme tu me l'as toujours de tes intarissables jets humides rendu pour désormais asperger les sécheresses vaginales de ma ménopause et corriger les bouffées de chaleur de leurs flashes imprévus. - Tu es dans ta grisaille le quattrocento coloré d'un nouveau baptême. Tes gouttes de bière bénite sont à tout réveil une formidable restauration.
- Berlin Je T'Aime! 2009.
Rédigé par PascalH | *****HYMNE À BERLIN*****. 4. | | +
Le 11/03/2009 à 21:33
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