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Nom d'auteur : Rached Ben Najah

Description : La photo et les récits ont entre eux un lien très particulier, ils se complètent. Il est préférabl...

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La ferme!

 

 
 
 
 

Au-delà des horizons, une ferme

Une poule élève ses poussins

Des canards nagent dans un bassin

Alors que des cochons dorment

 

Des vaches ne donnant plus de lait

Des chiens aboient tout le temps

D’autres voix sont détournées par le vent

Et des voleurs qui pillent le blé

 

La femme du fermier, accouche d’un démon

Un exorciste en guise de sage femme

Ouvre un livre saint et allume la flamme

Qui brule les mains de la mère de Satan

 

Dans la cuisine, on prépare le repas

Une soupe sans légume et des miettes d’un pain

Pour oublier la misère et assouvir la faim

De certains bâtards en quête d’un papa

 

Ce poème est dédié à  la radio de la honte, ou la meilleure des radios

 

Rédigé par Rached Ben Najah | Répugnance | Commentaires (0) | | +

Le 03/02/2012 à 16:40

Salafistes

 

 
 
 

Le monde bizarre des salafistes

Où voguent les ultimes détenus

D’une pensée tordue qui empeste

Où on sert le même menu

Où on se tue et on se déteste

Etrange rivière de sang dont le flux

Ne ralentit jamais une marche qui infeste

Des voix s’élèvent et ne se taisent plus

Obstruant notre lumière céleste

Des visages agaçants et des barbus

Qui dictent une loi qui moleste

Avec un discours médiocre et dépourvu

De réalisme et d’ingrédients digestes

Où une fausse croyance s’est accrue

Dans l’univers des piètres sagesses

Rédigé par Rached Ben Najah | Répugnance | Commentaires (0) | | +

Le 26/01/2012 à 14:17

Le vieux jardin

 

 
 
 

Une vieille porte ouvre sur un vieux jardin

où régnait depuis toujours l’odeur de jasmin,

à la place des fleurs, j’ai trouvé des épines

et l’odeur d’un espoir délabré, déjà en ruine

dans un univers sans avenir, sans lendemain

des âmes creusent la terre pour disparaitre enfin

fuyant un mauvais sort qui frappe  et redessine

les collines et les vallées d’une terre autrefois divine

où l’on vivait heureux sans penser à demain

où les fils du bonheur mangeaient à leur faim

où les prêtres étaient adorés et les dieux étaient moines

où la vie était vie et la passion notre morphine

Rédigé par Rached Ben Najah | pensée | Commentaires (0) | | +

Le 18/01/2012 à 16:08

Nuits sans fin

 

 
 
 

Qu’elles sont longues les journées d’hiver,

que c’est triste de vivre dans le froid.

Le monde parait vouloir partir parfois

et je me sens orphelin sans père, ni mère

 

Qu’elles sont sombres  les journées sans lumière,

que c’est dur de se réchauffer loin d’un âtre,

de se fondre à sa guise dans cette couleur grisâtre

et de supporter le bruit incessant d’un tonnerre

 

 

Qu’elles sont monotones les journées sans chaleur,

que c’est douloureux de vivre sans âmes

de perdre son temps et ceux qu’on aime

de chercher en vain les chemins du bonheur  

 

 

Qu’elles sont horribles les nuits sans fin.

Les horloges qui gèlent et arrêtent le temps.

Les arbres qui se soumettent au rythme du vent

et ce long voyage vers l’univers des lendemains

 

Rédigé par Rached Ben Najah | Répugnance | Commentaires (0) | | +

Le 13/01/2012 à 08:30

On enterre la racaille

 

 
 
 

Dans le gouffre, prés de la faille

On a ramené la bière couleur noire  

De celui qui se prenait pour César

Le jour même de ses funérailles

 

Aujourd’hui on enterre, une racaille

Parmi les présents, certains pleurent

Devant un cercueil qu’ils effleurent

Ils se bousculent et se chamaillent

 

On tassa la tombe de déchets de paille

En l’absence de sable et de poussière

Refusant de  suivre le héro en enfer

Dans une sombre journée de grisaille

 

Dans la cohue, dans la pagaille

Des cris de joie et des menaces

Des truands tombent dans la nasse

Dans leur univers sans murailles

Rédigé par Rached Ben Najah | Lutte | Commentaires (0) | | +

Le 02/01/2012 à 18:25

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