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Je n'aime pas tirer des conclusions qui pourraient paraitre hatives (je n'ai passé qu'un mois et demi en Argentine!) mais je ne pense pas me tromper en disant que l'Argentine est un pays traumatisé sur les plans économique et politique. Tromperies, crises, erreurs, crimes d'Etat et une justice qui a du mal a se faire...
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Le 28/09/2008 à 10:28
Mendoza
30/08/08
Je suis la reine du monde...en tte modestie bien sûr! J'ai encore passé une journée incroyable à Mendoza. Je crois que cette ville a décidé de me prendre sous son aile en tout cas moi je la prends dans mon coeur !
ce matin j'avais rendez-vous avec un ouvrier d'une espèce d'entreprise récupérée, je dis espèce car ce n'est pas vraiment la même chose, mais ca reste une coopérative et c'est intéressant. Rdv 8h place Estatal m'avait -il dit, soit un certain temps en bus depuis le centre ! Mais j'arrive à l'heure, lui aussi, on passe prendre 3 de ses collègues dans sa belle escort rouge et on part pour l'entreprise. Il s'agit en fait de restaurer des anciens logements ouvriers d'une entreprise qui a fait faillite pour en faire un complexe touristique.On arrive à 9h, on commence par un café mais je me demande bien ce qu'on va pouvoir faire jusqu'à midi (parce qu'ils m'ont dit qu'on irait jusqu'à midi)... c'était sans compter sans la tchatche de mes amis ! 3heures durant il me raconte, m'explique...beaucoup de potentiel, c'est certain mais aussi beaucoup de travail et peu d'argent !C'est incroyable de voir comme ils ont la foi, tout reste à faire, ils ne vivent pas de cette activité mais ils font des projets fous,ils y croient dur comme fer. Ce sont des exemples de ténacité et de persévérance! Ces gens sont extraordinaires, ils n'ont rien mais m'offrent le maté, des gateaux, du temps. Je suis témoin de tant de générosité pendant mes voyages que je ne sais mm pas si j'arriverai à rendre un jour tout ce que je reçois!
Après tout ça, on rentre en ville. Je pars voir le Parc San Martin qui,parait-il, est à voir. Effectivement ! Il s'étend sur plusieurs hectares, lac, terrain de foot... et en plus, le printemps arrive et les arbres sont en fleurs ...
Je termine ma journée dans une école de coiffure. J'avais déjà idée de me couper les cheveux ici mais en plus, les Argentins sont tellement dragueurs qu'ils fnissent par m'agasser! Me couper les cheveux sera peut etre la solution pour qu'il me laissent tranquille ! Je me retrouve assise sur une chaise de jardin pour me faire couper les cheveux par une élève en coiffure. Elle me dit qu'elle apprend depuis 9 mois. Bon ça va... ce qu'elle ne me dit pas tt de suite et que j'apprends au détour d'une conversation c'est qu'elle ne prend des cours que le samedi matin !haha ! et comment expliquer que je veux rcouricir, dégrader, effiler, désepaissir en espagnol !!!! ... jvoulais du court, j'en ai eu ! la blague ! j'ai les cheveux plus court que ceux de mon frère je pense !
Et voila, je termine cette journée myrifique par un coucher de soleilenchanteur sur la Plaza Indepencia sur un fond de musique de Silvio Rodriguez...c'est indicible, je suis tout simplement aux anges !
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Le 27/09/2008 à 16:32
Las sierras
21/08/08
Tellement désemparée après ma journée de recherche qui n'aboutissait pas, j'avais acheté un billet de bus pour aller dans les sierras (montagnes avoisinant Cordoba). J'ai donc quitté la ville pour aller voir ailleurs.
Je me retrouve dans un petit village à 2 heures de Cordoba. Quel changement. Il n'y a absolument rien à voir entre les grandes villes où j'étais jusque là et ce coin ! De superbes paysags, des gens aimables et bavards, de longues marches... un monsieur rencontré au détour d'une rivière me raconte l'histoire du village et me montre un joli coin, un autre qui me prend en stop fait 5 km de plus pour m'emmener où je voulais aller, la boulangère qui revient me voir dans le parc où je déjeunais pour me demander si je voulais de l'eau chaude (pour le maté bien sur ! )... je me sens bien un peu loin de la ville, je commencais à aire une overdoze, et ça aurait été tellement dommage de passer à coté de tout ça que je ne regrette pas ces qq jours de vacances !
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Le 27/09/2008 à 15:54
Cordoba
20/08/08
Samedi j'ai décidé de prendre la route de Cordoba. Je suis donc arrivée, après 10h de bus, dimanche matin à destination!Pour la petite anecdote, alors que je mange un croissant dans la gare routière de Cordoba, sur les télés défilaient les images du 110 mètres haie des JO de Pékin et là... j'aperçois à l'écran ... Reina Flor Okori, athlète française qui s'entrenait à Besançon dans le même club que moi (où plutot l'inverse ! ) bref, quelle émotion ! C'est tout simplement extraordianaire !
Je prends, toute émoustillée, le chemin du centre pour me trouver un logement. Je profite de la ville par ce dimanche ensoleillé, pleins de jeunes buvant le maté, de belles places, une atmosphère propice à la réflexion... Je pensais me mettre en quete d'entreprise le lundi, mais qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir tous les magasins fermés lundi matin. Après prise de renseignements, aujourd'hui est un jour férié ! Zut !
Mardi, je me lève donc, de bonne heure de bonne humeur (ou presque !) pour... presque le même résultat que la veille ! Je pensais avoir une liste d'entreprises récupérées du pays mais en fait il ne s'agit que de celle de BsAs... comment faire? Je me rends d'abord à la mairie, et c'est là que ça devient drôle ! Je commence par le bureau du commerrce et de l'industrie au rez de chaussée mais l'employé ne sait pas ce qu'est une entreprise récupérée et tape "entreprise récupérée" dans la case "nom de l'entreprise" de son logiciel ... forcément il me dit qu'il n'a rien...et m'envoie au premier étage, auquel premier étage je ne trouve rien et décide donc de pousser jusqu' au 2ème au bureau vie sociale et participation ! "empresas qué ??", bon pas je n'aurai pas plus d'infos ici ! la dame me renvoie au premier, "asuntos vecinales", où une secrétaire, nouvellement en poste n'y connait rien et m'envoie au point d'info ! J'arrive à soutirer à Monsieur information(qui n'a jamais entendu parler d'ER non plus) l'adresse d'un syndicat. 1h plus tard, direction le syndicat! J'y rencontre une dame bienveillante, qui prend le temps d'écouter ce que je cherche ms elle ne connait pas non plus. Elle consulte une de ses amies, et d'un commun accord, elles m'envoient ... au 8°étage de la mairie !hehehe! Par acquis de conscience j'y vais. Mais vous vous doutez bien que je n'y apprends rien de plus! pfioouuu
pause repas ! j'avais tout de même souvenir d'avoir entendu parler d'une clinique récupérée à Cordoba ! je demande à la dame du troquet où je mange si elle connait des cliniques, elle me donne 2 adresses. En route, voila une nouvelle piste ! Je me rends dans chacune d'entre elles, mais elles sont tellement chic que j'ose à peine m'adresser aux secrétaires. Et pas de chance c'est pas ce que je cherche... il est 16h. J'estime ma cause perdue et pars me promener. Petit tour dans une librairie puis je sors, et fais 3 pas en arrière, " a tout hasard... vous ne connaitriez pas une clinique récupérée??"... "si, claro, la clinica Junin, 2 cuadras de aqua!" ! wwaaaouuu !ça y est ! à 200 mètres de là, le trésor de la chasse du jour !
J'y cours et c'est bien ça! Qué bueno !! et, pompon sur le gateau, je rencontre Estevan, président de la coopérative de santé qui passe plus d'une heure à m'expliquer le coté juridique, financier de la coop, leurs pb, leurs victoires et ensuite une bonne heure aussi avec une infirmière qui me raconte comment elle a lutté avec ses compagnons. Quel belle récompense de voir ses yeux qui brillent quand elle me parle de leur combat, de leurs victoires. Quelle belle journée !
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Le 27/09/2008 à 15:38
Chilavert
13/06/08
Il est 5h et je suis en cours à l'imprimerie Chilavert (imprimerie récupérée dans un quartier au nord de Buenos Aires). Après quelques périgrinations en bus, j'arrive à l'heure pour assister aux cours du soir du Bac populaire de Chilavert. L'entreprise met à disposition des locaux pour permettre à des professeurs bénévoles de donner des cours aux jeunes et moins jeunes ayant abandonné l'école (ou ayant été abandonné par l'école ?!)
Aujourd'hui, une vingtaine d'élèves sont là, des jeunes principalement mais aussi une maman avec sa fille et une dame agée. Je me présente et les jeunes sont très intriguées ! les questions fusent bien sûr et nos petits caids m'interrogent sur les équipes de basket françaises, le sport, ma vie ! José, le professeur, met fin à tout ça et commence le cours de coopérativisme ! He oui, petite particularité de ce bac, on y apprend aux élèves les principes des coopératives, du bac populaires... ensuite cours d'anglais. Les jeunes sont plus ou moins disciplinés, difficile de tenir tout ce petit monde attentifs après une journée de travail ou autre mais les profs sont patients et attentifs.
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Le 27/09/2008 à 15:02