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Buenos Aires por fin

Bueno, llegé.

Mais quelle histoire, je savais que j'avais une poisse certaine avec les bus, mais ca, je ne l'avais encore jamais vécu...
Tout commence a La Paz. Le bus doit partir a 18 heures, pour quelques 50 heures de voyage. Tout cela dans un bus bolivien, qui comme je crois l'avoir déja écrit, n'a rien a voir avec un bus Argentin. On nous a demandé d'être a 17h30 au terminal, mais moi, avec ma manie d'être toujours en avance, j'y suis pour 17 heures. Et puis on nous demande d'attendre, le bus a du retard... Bon. Passe une heure, deux, et c'est finalement a 22h30 que nous quittons La Paz. Dans un bus bolivien, il n'y a pas de de chauffage, et donc la nuit a 4000 metres d'altitude, il fait froid. Au milieu de la nuit, l'assistant du bus ou je ne sais pas comment on peut l'appeler vient me voir et me propose une couverture car, me dit-il, il fait - 12 degrés dans le bus et qu'on risque d'avoir tres tres froid... En effet, malgre tous mes vêtements et mon sac de couchage je gele.
Le lendemain midi, arrivée a Villazon, ville frontiere avec l'argentine, la ou j'étais déja passé au tout début de mon voyage, la ville ou il n'y a rien a faire a part attendre. Et une fois de plus il a fallu attendre... Le radiateur du bus nous a laché. Ce furent encore 5 heures a attendre. A la frontiere, je ne sais pour quelle raison, il a encore fallu poiroter pendant deux heures. Assez pour en avoir vraiment marre. Enfin, passé du côté argentin tout est allé sans probleme.
Si pour aller en Bolivie, les contrôles n'existent pas, pour passer de Bolivie en territoire argentin, c'est une autre histoire. Ce fut tout d'abord deux contrôles a la frontiere, dont un aux rayons X. Puis apres deux heures de trajet de nouveau. Cette fois ci plus sérieux. On ouvre les sac et tout est fouillé méticuleusement. Tout, exepté les touristes... On vérifie seulement les passeport et ca s'arrête la. Étrange et pas franchement le plus intelligent...
L'arrivé c'est donc faite a Buenos Aires hier soir a 22 heures. C'est a dire exactement 48 heures apres notre départ de La Paz, soi le temps normal de trajet. Et cela, malgré nos 12 heures de retard. Donc soi le trajet est effectivement plus rapide que 48 heures, soi je ne veux pas savoir a quelle allure roulait le bus.
C'était la premiere fois que j'ai voyagé de jour en Bolivie. C'était magnifique. La route était tout simplement incroyable. Une route de terre qui passait la ou elle pouvait. On a longtemps roulé dans le lit d'une riviere car en cette saison il n'y a pas d'eau ou presque. Et quand il y en avait, alors on passait tout simplement a travers ! Pas besoin d'un 4X4, un bus bolivien peut tout faire et passer partout !!! Sinon encore une fois ces villages perdu au milieu de montagnes rocailleuses ou toute agriculture semble impossible et ou les maisons sont encore construites en torchis ou en terre. Mais les gens y vivent et pour pres de 40 % de la population bolivienne, c'est encore comme cela.
Et puis ce fut l'arrivé en Argentine. Et encore une fois ce fut cette impression du retour a la maison. Ce fut encore plus merveilleux a Buenos Aires. Ce matin, en me promenant un peu du côté de la plaza San Martin, j'avais ce sourire béat que j'ai quand je suis heureux. Quand l'année derniere j'étais arrivé ici, les gens me semblaient tout de même différents de nous autres européens. Mais apres plus d'un mois en Bolivie, les gens me semblent vraiment tres tres blanc. Mais quelle joie d'être de nouveau ici. Il me reste 4 jour ici, quatre jours ou il faut que je profite un maximum.

Besos

Rédigé par Mathias | Petit récit de voyage | Commentaires (2) | | +

Le 21/08/2008 à 18:39

Que contar sino que la tristesa de irse...

Arriver, s'adapter, rencontrer, sympathiser, partager,


... devoir partir, et y laisser ce qu'on avait commencé à construire...

Rédigé par Mathias | Petit récit de voyage | Commentaires (0) | | +

Le 18/08/2008 à 05:57

Bueno, me voy...

Hey flacos.

Bon et bien on y est... C'est mon dernier jour a La Paz. Le depart est prevu pour demain. Ca fait vraiment tout bizzare de devoir quitter cette ville que je squatte maintenant depuis pres de dix jours. J'avoue que ca va etre difficile, et que je n'ai aucune envie de repartir. Ca contraste peut etre un peu avec les derniers messages, mais ces derniers jours ont ete vraiment excellent. Certes, retourner sur Buenos Aires me fait vraiment plaisir mais ca signifira vraiment la fin. Et puis ces quelques cinquantes heures du bus ne sont pas de ce qu'il y a de plus excitant.
Pour remonter un peu chronologiquement, vendredi je suis encore sorti. Avant cela, dans la journee, j'ai essaye une derniere fois d'appeler je ne sais combien de personnes pour mes itervieuw. Maria, la sociologue a elle de son cote aussi essaye. Sans resultats. Avec l'energie du desespoir, je lui ai demande si je ne pouvais pas faire avec elle une intervieuw. Elle a accepte. Ce fut la meilleure intervieuw que je n'ai jamais faite. Pendant pres d'une heure elle m'a parle, raconte des choses. Et cela avec seulement trois petites questions. J'etais vraiment aux anges. C'etait le point de vue d'une dirigeante du M.A.S particulierement interessant. En plus de cela, elle m'a donne une tonne de materiel de propagande pour alimenter mon projet. Donc pour reprendre, je suis sorti. Cette fois ci avec Ilonka. On a d'abord ete dans un cafe alternatif pour nous mettre dans l'ambiance... Et puis de nouveau boliche. Un groupe de reggae rock bolivien qui faisait un putin de concert. On a danse, parle, rencontre... C'etait trop bien. Finalement a cinq heures du matin on avait fin et avec deux autres potes a elles, ont a ete plaza san Fransisco ou il etait encore possible d'acheter des hamburgeur dans ces petites echopes de rues.
La nuit fut courte, l'auberge et le dortoir ne permettent pas de passer une nuit reparatrice loin de tous les bruits.
Hier apres midi, on est alle a une reunion trostkyste. Un groupe de jeunes de la Fac qui veulent construire une cellule troskyste a la fac et dans la ville de La Paz. Et la, tous les samedi apres midi, ils organisent des reunions de reflexions sur des themes politiques ou des logiques de pensee. Vraiment tres interessant.
Le dimanche, La Paz devient (ou tout du mois la rue principale) devient une gigantesque feria. La rue est bloquee et il y a de l'animation partout. Des concerts, de la danse, de l'artisanat, de la bouffe de partout... enfin bon tres sympas quoi.
Bon, je dois rejoindre Ilonka, apres midi de nouveau tres politise. J'imagine que je vous retrouve sur Buenos Aires.

Ciao Besos

Rédigé par Mathias | Petit récit de voyage | Commentaires (0) | | +

Le 17/08/2008 à 21:01

Blues party

Buen dia,

Après les difficultés que j'ai eu ces deux dermiers jours avec mon projet, j'en avait véritablement marre. Des rendez-vous loupé alors que je suis certains qu'on ne devait être qu'à quelques mètres l'un de l'autre, des appels télephoniques qui n'ammènent à rien et où je ne compte plus les bolivianos dépensé... Enfin bref, tout ça commençait véritablement à me saouler et il est vrai que je n'avais plus envie de ne rien faire. J'ai dans le même moment rencontré un allemand Ole, qui était étudiant à Buenos Aires. Il allait faire ce que je devais faire quelques jours plus tard : prendre un bus directement pour Buenos Aires. Si j'avais ce dont j'avais envie sur le moment, alors je serai monter directement dans le bus avec lui. Mais bon, je me suis dis que je ne pouvais pas, que j'avais encore des choses à faire ici et que pour tout ce que j'avais prévu, je ne pouvais pas laisser les gens en plant comme cela. Cette situation, me rapelle un peu Cordobá l'année dernière, ou plus rien ne marchait et où j'ai totalement laissé tombé mon projet, pour seulement profiter. Je me suis donc liassé une journée pour moi tout seul, posé à réfléchir un peu, comme le permet le voyage. Être loin de chez soi comme cela durant une certaine période, permet en quelque sorte de faire un bilan de ce qui s'est passé en une année, de voir où on est arrivé, ce que l'on veut vraiment. Cela permet aussi de faire un peu le point sur soi-même, sur qui l'on est, sur ce qu'on est devenu. On prend en quelque sorte un certain recul sur tout ce que l'on a vécu et on arrive plus facilement à déterminer ce que l'on veut par la suite. Donc, une petite journée de réflexion qui m'a vraiment fait du bien.
Et puis, j'ai été réconcilié avec La Paz. Laura m'a appelé pour aller voir un concert. Un concert vraiment super sympas, toujours dans ce théâtre municipale. Puis, elle m'a proposé dans dans une "boliche", ce qui serait pour nous en boite. Mais il y a cependant une différence entre la boliche et la discotheca. La discotheca, est le lieu où l'on va seulement pour danser, alors que la boliche, c'est une salle, où il y a une scène pour un concert mais où l'on peut véritablement se poser autour d'une table pour discuter. Le concert était vraiment incroyable. Un groupe bolivien avec une chanteuse italienne qui faisait de la musique plus ou mois expérimentale. C'était super. Toute le jeunesse de La Paz (j'exagère à peine) en train de faire la fête. Je me suis véritablement senti trop bien, j'ai pu rencontrer du monde... Une soirée paceñoise, la première que je fais véritablement qui m'a vraiment fait du bien et qui m'a fait oublier les déboires de ces derniers jours.
Il me reste trois jours sur La Paz... Ça commence à devenir inquiétant. Plus le temps passe, et plus la fin approche, plus on voudrait la repousser. Dans neuf jours, je serai assis dans l'avion direction Paris. J'ai du mal à y croire, surtout du fait que je suis ici déjà depuis un petit bout de temps.
Il ne me reste plus qu'à profiter de chaque moment je crois.

Besos.

Rédigé par Mathias | Petit récit de voyage | Commentaires (0) | | +

Le 15/08/2008 à 18:56

La Paz, ciudad incredible

Hola,

Ben voilà, je continue ma petite vie sur La Paz. C'est véritablement une ville extraordinaire. Il y a de l'animation partout, il se passe toujours quelque chose. Au niveau du projet ça avance aussi, mais je commence à en avoir marre de devoir courir partout à la recherche d'un quelquonque rendez-vous qui finalemement n'a pas lieu. Et puis grâce à une sociologue j'aurais aussi dû rencontrer quelques politiques et dirigeants du M.A.S mais ces personnes, même si elles sont du M.A.S restent des politiques et donc c'est à toi de te plier à eux, de les attendre des heures et assez souvent pour rien... Si je n'avais pas des trucs de prévu pour demain vendredi et ce weekend, je crois que je retournerai directement sur Buenos Aires. Je ne pourrai absoluement pas expliquer ma relation avec cette ville mais c'est au moins aussi fort qu'une histoire d'amour. J'imagine que les gens que j'ai las bas y sont aussi pour beaucoup. Sinon depuis quelques jours, je passe aussi beaucoup de temps avec une fille nommée Ilonka, étudiante en Anthropologie. Avant hier, on a été ensemble dans un café anarcho féministe (ce qu'il faut avouer qui est assez rare ici, vu la place de la femme dans la société bolivienne). Il y avait une réunion de gauchos (trostkystes, Marxistes and Co.) qui faisaient un bilan du référundum de dimanche dernier. Leur logique à eux est la suivante : en Bolivie, en Equateur, au Vénézuéla (etc.) les dirigeants politiques sont les seuls à s'élever un temps soi peu contre le système capitaliste et le néolibéralisme. Pour cela ils les appuient même s'il reste des points sur lesquels ils sont divergents. C'est assez intéressant comme vision des choses et je pense m'en approcher. Je me rend compte que Morales est le seul président au monde pour lequel j'ai du respect, dans sa façon d'agir, dans son refus de la langue de bois et dans sa lutte certaine contre l'oligarchie bolivienne. Et samedi, dans ce mème café va se dérouler une sorte de "cours" sur les différents courants politiques mondiaux d'extrême gauche et sur les différentes révolution prolétarienne qui ont secoué l'histoire de ces deux derniers siècles. Ça risque d'être fort intéressant, et en plus de cla, j'ai bien envie de voir comment ils abordent ces problématiques ici et ce que l'on pense de tout cela. J'ai aussi été à la fac de la Paz, la U.M.S.A. (universitad mayor de san andres) C'est exactement la même chose que j'avais trouvé sur Buenos Aires, une fac hautement révolutionnaire avec une présence du gauchisme vraiment très marqué.
Bon sur ce, je suis dans l'expectative d'un appel d'un dirigeant du MAS... On va bien voir.

Besos

Rédigé par Mathias | Petit récit de voyage | Commentaires (0) | | +

Le 14/08/2008 à 20:23

18 message(s)

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