Le Mythe de l'Hôtel Brulé
Les indiens sont d'excellents conteurs. Ils aiment les récits de légendes et possèdent une imagination débordante. Ainsi le voyageur apprendra-t-il à différencier dans sa discussion avec un indien la part de fiction et la part de réalité.
Un nouveau conseil à propos des arnaques: attention au "Mythe de l'Hôtel Brûlé'. Vous débarquez dans une nouvelle ville. Il fait nuit. Vous êtes complétement charmé par cette nouvelle étape. Cet endroit est fabuleux, OK, mais ne perdez jamais le contrôle de votre chère cervelle. N'écoutez qu'avec précautions les oraisons de vos nouveaux amis, ceux qui se sont jetés sur vous en voyant votre démarche de "Candide en sac-à-dos". Il est probable qu'au moment où, paumé et épuisé, vous leur demandiez la direction de votre hôtel, ils vous répondent en choeur "Non, cet hôtel a brûlé", "Non, cet hôtel est complet" et d'autres renchérissant "Non, cet hôtel a fermé" (parfois avec quelques détails supplémentaires, issus d'une imagination vive, comme "les policiers ont découvert que c'était une maison close avec de la drogue et des meurtres").
Ne vous laissez pas marcher sur les pieds par les rabbateurs qui reçoivent des commissions dans les lieux où ils amènent les touristes. Ca peut paraître évident, mais il n'est pas toujours facile de discerner le vrai du faux, la personne désintéressée et celle qui cherche à vous manipuler. Suivez votre planning et ne vous laissez pas trop influer par les sollicitations des uns et des autres. Sans tomber dans le vice inverse: il serait stupide d'ignorer tous les conseils prodigués par les locaux qui vous adressent la parole, par peur d'être arnaqué. Encore une fois, ne pas voir le mal partout!
Rédigé par Paul | Conseils Pratiques pour un Voyage en Inde | Commentaires (1) |
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Le 13/11/2008 à 18:32
"L'arnaque du premier jour"
Vous vous croyez plus malin que les autres? Vous, on ne vous marche pas sur les pieds? Vous êtes un requin en affaire? Personne ne peut vous entourlouper? VOUS NE CONNAISSEZ PAS ENCORE LES INDIENS!!!
Il y a une expression répandue parmi les voyageurs qui sillonnent l'Inde: "l'arnaque du premier jour". Qu'est ce que "l'arnaque du premier jour'? C'est un concept inventé par les indiens pour flouter les touristes naïfs le jour de leur arrivée. Il est très facile d'entourlouper quelqu'un qui met le pieds en Inde pour la première fois. Tout est tellement étrange et différent, qu'on avalerait n'importe quoi.
Malgré les préventions et les précautions, rares sont ceux qui y échappent. Ne vous croyez pas plus futé que les autres...
Les arnaqueurs spécialistes se trouvent dans les grandes villes, près des livraisons de touristes, Bombay, Delhi, Calcutta, Bangalore...
Le but de l'arnaqueur du premier jour est de vous vendre n'importe quoi à un prix au moins trois fois supérieur à la valeur normale. Cela va de la bouteille d'eau à la chambre d'hôtel, de la course en rickshaw jusqu'à la réservation d'un circuit organisé dans une agence de voyage. Les arnaqueurs sauront vous trouver, ils viendront à vous.
Comment y échapper? Ne pas attendre une semaine de galère pour commencer à négocier les prix. Il faut jouer les enchères dès la première seconde du séjour en Inde. Il faut surtout comparer les prix entre les différentes offres, dans tous les domaines. OK il fait chaud, vous vous sentez oppressé, vous voulez juste monter dans un rickshaw au plus vite, mais il n'y a aucune raison pour que vous y laissiez votre porte-feuille.
Vous voilà prévenu. Si vous tombez malgré tout dans le panneau, ne vous laissez pas abattre: les récits d'arnaque du premier jour font toujours plaisir à raconter: surtout quand, quelques mois après l'incident, vous serez attablés dans un resto indien du Xème arrondissement, nostalgique des "thalis" que vous mangiez à Delhi, et dont vous ne retrouverez jamais le goût à Paris.
Rédigé par Paul | Conseils Pratiques pour un Voyage en Inde | Commentaires (0) |
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Le 13/11/2008 à 18:15
Sans internet, Pas de blog
Deux mois se sont écoulés depuis mon retour d'Inde, et mon blog est VIDE.
N'allez pas croire que je sois blasé ou que je n'ai rien à raconter. Au contraire, je suis très heureux d'avoir ce blog pour m'exprimer.
La cause de mon silence est d'ordre purement technique: SANS INTERNET, PAS DE BLOG.
Après des tentatives infructueuses pour poster des messages depuis l'Inde (connexions aléatoires et défaillantes), j'ai emménagé en Espagne. Delhi-Paris-Séville en une semaine, tout a été à une vitesse d'enfer.
Septembre: Installation chaotique à Séville (je suis tombé sur un colocataire psychopate, si bien que j'ai du déménager à nouveau!).
Octobre: Tout s'arrange, j'ai fait mon nid sur les bords du Guadalquivir. Je m'initie aux réseaux pirates pour lire mes mails.
Novembre: La connexion internet est installée dans mon nid!
Je me cède donc la parole pour vous parler -enfin- de mon voyage en Inde!
Rédigé par Paul | journal tardif | Commentaires (0) |
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Le 04/11/2008 à 19:16
Main Bazar
Le grand bazar, voilà une rue qui porte bien son nom, et comme dans tous les désordres, on découvre des surprises.
Le lever du jour a métamorphosé l'hideuse ruelle nocturne qui m avait acceuillie, des échoppes, des saris, les vaches ténebreuses sont devenues de bons morceaux de blancheurs, de belles bêtes sacrées.
Comme me l'explique un indien francophone assis au seuil de mon hôtel, ici il y a surtout des touristes et donc "beaucoup de rabatteurs, de prostituées d'Europe de l'est et d' israéliens" (bien que je n'ai pas trop compris ce que faisait les israeliens ds cette liste)
Main bazar est un entrainement intensif pour affronter l'Inde des roublards. je me suis déjà abondamment fait arnaquer mais passons...
Main bazar est aussi le rendez vous de tout un tas de businessmen locaux, du vendeurs de breloques aux attrapes touristes. Mais ce qui m'a plu, c'est que la rue est avant tout le rendez-vous d une communauté, une grande bande d'amis qui se saluent à tour de bras et qui se surveillent du coin de l'oeil. C' est comme le couloir d une immense entreprise où tout le monde est collègue et concurrent à la fois.
La misère est là, comme partout dans Delhi. Et on passe sa journée à se demander comment réagir, si on s' est bien comporté envers cette population qui tend la main de long en large sur la rue. Non, c'est pire que ça, c'est beaucoup plus compliqué, beaucoup trop fort.
A l'entrée et à la sortie de main bazar des policiers exigent des passants qu'ils se soumettent au détecteur de métaux, les attentats font la une de la presse et le qui-vive est de rigueur. L'angoisse est palpable "Ne vas pas a la mosquée, il y a des bombes là- bas", les gens commentent les faits comme ils peuvent, avec les moyens du bord.
Bref, ce petit tour de main bazar pour vous dire qu'en mettant les pieds dans le désordre, j'ai eu le droit à des surprises.
Rédigé par Paul | journal de voyage | Commentaires (0) |
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Le 30/07/2008 à 21:09
welcome to new delhi
Je suis arrive a new delhi dimanche dernier a 23h, et puis il a fallu remplir les papiers de douanes, changer l'argent, prendre un taxi prepaye et tout de suite acheter une bouteille d'eau.
enfin bref, me voila projette ds delhi by night, on m a conseille de me rendre a main bazar, grand bazar, dans le quartier des routards pour trouver un hotel
2h du matin: le taxi peu bavard me depose enfin, oulala qu est ce que c est que cet endroit? je regarde partout pour trouver un panneau de signalisation, j ai du mal a croire ce que je vois, et pourtant le chauffeur ne s est pas trompe de destination.
De nuit, main bazar est une introduction tres efficace mais un peu violente a l'inde. Peu de lumieres, les bords de la rue sont occupes par des dormeurs de tout age, allonges a meme le sol, des vaches circulent paisiblement et des silhouettes inquietantes discutent adossees aux murs, l odeur est acre, un melange nauseabond, pas tres rassurant.
Difficile de chercher un hotel pas trop cher ds cette rue peu engageante. apres plusieurs tentatives, je debarque a l hotel anoop et m installe ds une petite chambre pour une somme modique.
Je tombe comme une masse sur mon lit. La fatigue m empeche de regarder quoi que ce soit.
Rédigé par Paul | journal de voyage | Commentaires (2) |
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Le 30/07/2008 à 07:40